Le 2 août 2026, l’essentiel du Règlement (UE) 2024/1689 - dit AI Act - entre en application. Pour la plupart des dirigeants de PME wallonnes et bruxelloises, la première réaction est légitime : « j’ai déjà fait le RGPD en 2018, ça devrait couvrir ». Cette intuition est fausse. Le RGPD et l’AI Act sont deux règlements complémentaires, qui se chevauchent sur certains points et divergent sur d’autres. L’un ne remplace pas l’autre, et un audit AI Act bien mené démarre presque toujours par un constat de dette RGPD résiduelle.
Cet article ne refait pas la checklist AI Act seule, traitée dans AI Act pour PME belges : checklist août 2026. Il décrit comment articuler concrètement les deux règlements en PME belge, où ils convergent, où ils divergent, et ce qu’il faut produire avant le 2 août 2026.
Pourquoi le 2 août 2026 change la donne
L’AI Act est entré en vigueur le 1er août 2024, mais son application est échelonnée. Trois jalons sont déjà derrière nous : les interdictions et la littératie IA (Art. 4) depuis le 2 février 2025, les obligations applicables aux modèles à usage général (Art. 51 et suivants) et la gouvernance depuis le 2 août 2025. Le 2 août 2026, c’est le cœur du règlement qui s’active : les obligations applicables aux systèmes à haut risque listés à l’Annexe III, la transparence de l’Art. 50, et le régime complet de sanctions de l’Art. 99.
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1 août 2024
Entrée en vigueur de l'AI Act Publication au Journal officiel et début du décompte d'application progressive.
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2 février 2025
Pratiques interdites + littératie IA Art. 5 (interdictions : scoring social, manipulation, biométrie sauvage) et Art. 4 (formation des collaborateurs utilisant des systèmes IA) deviennent contraignants.
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2 août 2025
Modèles à usage général et gouvernance Obligations des fournisseurs de modèles fondationnels (Art. 51-55), mise en place de l'AI Office et des autorités nationales compétentes.
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2 août 2026
Cœur de l'AI Act Systèmes haut risque (Art. 6 + Annexe III), transparence (Art. 50), sanctions complètes (Art. 99). C'est l'échéance qui touche le plus de PME.
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2 août 2027
Grandfathering haut risque Mise en conformité des systèmes haut risque déjà sur le marché avant août 2026, sous le régime transitoire de l'Art. 111.
Commission européenne - Regulatory framework for AI, calendrier officiel, vérifié le 19 mai 2026
Le RGPD, lui, est pleinement applicable depuis le 25 mai 2018. Il n’a pas été modifié par l’AI Act. Le Considérant 9 du Règlement 2024/1689 le rappelle explicitement : l’AI Act s’applique « sans préjudice » du RGPD. Concrètement, cela signifie que dès qu’un système IA traite des données à caractère personnel, il est soumis aux deux textes, simultanément, et que la non-conformité à l’un n’efface pas l’autre.
Le piège du « RGPD suffit »
Beaucoup de dirigeants pensent que le travail RGPD de 2018-2020 absorbe les obligations IA. C'est faux pour trois raisons. Premièrement, le RGPD ne s'applique qu'aux données personnelles ; un modèle de prévision de défaillance machine sans donnée personnelle est hors RGPD mais peut tomber sous l'AI Act. Deuxièmement, le RGPD régule des traitements, l'AI Act régule des systèmes ; ce ne sont pas les mêmes objets juridiques. Troisièmement, les régimes de sanction se cumulent : un même fait peut donner lieu à deux procédures, l'une de l'autorité RGPD, l'autre de l'autorité AI Act.
Ce qui se chevauche : DPIA et documentation systèmes haut risque
L’analyse d’impact relative à la protection des données (AIPD ou DPIA) est exigée par l’Art. 35 RGPD lorsqu’un traitement est susceptible d’engendrer un risque élevé pour les droits et libertés des personnes. C’est typiquement le cas des systèmes IA qui prennent ou alimentent une décision affectant un individu : tri de CV, scoring crédit, ciblage marketing comportemental, détection de fraude. L’EDPB, dans son Opinion 28/2024 adoptée le 18 décembre 2024, a clarifié plusieurs points sur l’usage de données personnelles pour entraîner des modèles d’IA : conditions d’anonymat du modèle, recours à l’intérêt légitime comme base juridique (Art. 6 §1 f du RGPD), et conséquences d’un entraînement réalisé sur des données traitées illicitement.
De son côté, l’Art. 11 de l’AI Act impose au fournisseur d’un système haut risque la tenue d’une documentation technique : finalité, description, architecture, données utilisées, performance, capacités, limites, mesures de gestion des risques. L’Art. 26 §6 ajoute, pour le déployeur, l’obligation de conserver les journaux générés automatiquement et de surveiller le fonctionnement du système.
Le chevauchement est réel mais partiel. Une AIPD bien faite couvre :
- L’identification du traitement et de sa finalité.
- La description des flux de données et des catégories de personnes concernées.
- L’analyse de la nécessité et de la proportionnalité.
- L’évaluation des risques pour les personnes.
- Les mesures de mitigation envisagées.
Ces éléments alimentent directement la documentation technique de l’Art. 11 AI Act, mais ne couvrent pas :
- L’architecture détaillée du système (modèle, pipeline, dépendances).
- Les métriques de performance et les tests (Art. 15 AI Act sur exactitude, robustesse, cybersécurité).
- La traçabilité automatique des sorties (Art. 12 AI Act sur journalisation).
- La procédure de surveillance humaine (Art. 14 AI Act).
Autrement dit, l’AIPD est un point de départ utile mais insuffisant. Pour un système haut risque, il faut produire un dossier technique séparé, qui prend appui sur l’AIPD mais la dépasse largement.
Ce qui diverge : registre traitements RGPD vs registre systèmes IA
L’Art. 30 RGPD impose au responsable du traitement (et au sous-traitant) la tenue d’un registre des activités de traitement. C’est un document interne, présenté à l’autorité de contrôle sur demande. Il liste, pour chaque traitement : finalité, catégories de données, catégories de personnes, destinataires, transferts hors UE, délais d’effacement, mesures de sécurité.
L’AI Act introduit une logique différente. Il n’impose pas un « registre IA » au sens du RGPD, mais empile plusieurs obligations documentaires selon le rôle joué :
- Fournisseur d’un système haut risque (Art. 16) : documentation technique (Art. 11), système de gestion de la qualité (Art. 17), conservation des logs (Art. 19), déclaration de conformité UE (Art. 47), marquage CE.
- Déployeur d’un système haut risque (Art. 26) : enregistrement de l’usage, surveillance, conservation des logs, information des personnes concernées dans certains cas, AIPD complémentaire le cas échéant.
- Fournisseur de modèle à usage général (Art. 53) : documentation technique du modèle, résumé du contenu d’entraînement, politique de respect du droit d’auteur.
L’objet documenté diffère : le RGPD documente des traitements, l’AI Act documente des systèmes et des modèles. Un même outil ChatGPT Enterprise utilisé par une PME peut générer trois lignes différentes : un traitement RGPD (« traitement des prompts collaborateurs »), un système IA inventorié comme déployeur, et un usage haut risque ou non selon le cas.
En PME, la solution pratique consiste à tenir un tableau unique, avec deux jeux de colonnes : colonnes RGPD (finalité, base légale, durée, destinataires) et colonnes AI Act (rôle, classification de risque, fournisseur, version, AIPD, surveillance humaine). L’outil de tenue importe peu, à condition que le tableau soit à jour et présentable.
Les quatre catégories d’exposition PME
L’AI Act ne définit pas explicitement une typologie « PME », mais l’analyse pratique fait émerger quatre situations distinctes selon le rôle joué par l’entreprise.
A. Use only
PME utilisatrice SaaS
ChatGPT, Copilot, IA intégrée au CRM. Rôle : déployeur. Obligations : Art. 4 littératie, Art. 50 transparence si publication, RGPD complet.
B. Build
PME qui développe
Création d'un outil IA interne ou commercialisé. Rôle : fournisseur. Si haut risque : Art. 11 à 17, marquage CE, déclaration de conformité.
C. Deploy
PME déployeur haut risque
IA en recrutement, scoring crédit, biométrie. Rôle : déployeur haut risque. Obligations Art. 26 + AIPD Art. 35 RGPD obligatoires.
D. GPAI
Fournisseur de modèle
Très rare en PME belge. Modèle entraîné par l'entreprise, mis sur le marché. Art. 51 à 55, documentation modèle et résumé entraînement.
Règlement UE 2024/1689, Articles 4, 11, 26, 50, 51-55, vérifié le 19 mai 2026
La grande majorité des PME wallonnes et bruxelloises tombent en catégorie A. Les catégories B et D restent l’exception. La catégorie C est le piège classique : une PME qui acquiert un logiciel de tri de CV alimenté par IA devient déployeur d’un système haut risque au sens de l’Annexe III, point 4 (emploi, gestion des travailleurs et accès à l’emploi indépendant). Le fournisseur du logiciel porte les obligations lourdes, mais la PME conserve celles de l’Art. 26.
La transparence Article 50 : ce qui s’applique aux PME qui publient du contenu IA
L’Art. 50 du Règlement 2024/1689 est l’article qui touche le plus de PME en 2026, parce qu’il s’applique indépendamment du niveau de risque du système. Il distingue les obligations qui pèsent sur le fournisseur (Art. 50 §1 et §2) et celles qui pèsent sur le déployeur (Art. 50 §3 et §4).
Côté fournisseur, deux obligations principales :
- Chatbots et systèmes conversationnels (Art. 50 §1) : un système destiné à interagir directement avec des personnes physiques doit être conçu pour que l’utilisateur sache qu’il interagit avec une IA, sauf si cela est évident pour une personne raisonnablement bien informée.
- Marquage machine-readable des contenus synthétiques (Art. 50 §2) : un système qui génère ou manipule audio, image, vidéo ou texte synthétique doit marquer la sortie dans un format détectable et lisible par machine (watermark, métadonnées C2PA, IPTC).
Côté déployeur, qui est le rôle de la PME utilisatrice :
- Reconnaissance d’émotions et catégorisation biométrique (Art. 50 §3) : information explicite des personnes exposées, en plus du RGPD.
- Deepfakes (Art. 50 §4) : tout contenu image, audio ou vidéo qui ressemble de manière trompeuse à une personne, un objet, un lieu ou un événement existant doit être étiqueté comme artificiellement généré ou manipulé. Exception : œuvres artistiques, créatives ou satiriques, où la mention « contenu généré par IA » peut être plus discrète.
- Textes IA d’intérêt public (Art. 50 §4 al. 2) : texte publié pour informer le public sur des sujets d’intérêt général doit être étiqueté, sauf s’il a fait l’objet d’un contrôle éditorial humain.
Pour une PME qui publie un blog, des images marketing ou des vidéos sociales générées par IA, l’obligation pratique est claire : mention visible et machine-readable. Une PME qui n’utilise un copilote IA que pour relire ou reformuler du contenu humain n’est pas concernée par l’Art. 50 §4 al. 2 si le contrôle éditorial humain est réel.
AI Act - Article 50 (texte officiel consolidé), vérifié le 19 mai 2026
Comment articuler concrètement RGPD et AI Act dans une PME
La méthode qui fonctionne en cabinet, sur les dossiers PME que nous traitons depuis 2024, tient en cinq étapes. Aucune n’est révolutionnaire ; chacune doit être documentée.
1. Inventaire des systèmes IA réellement utilisés. Pas seulement ChatGPT déclaré, mais aussi les modules IA enfouis dans le CRM, le logiciel comptable, l’ATS de recrutement, le SI de production. Cet inventaire conditionne tout le reste. Sans lui, le périmètre RGPD reste incomplet et le périmètre AI Act inexistant.
2. Qualification du rôle pour chaque système. Fournisseur, déployeur, importateur, distributeur (Art. 3 §3, §4, §6, §7). La PME est presque toujours déployeur. Mais si vous revendez à un client un outil interne intégrant de l’IA, vous devenez fournisseur, avec un paquet d’obligations supplémentaires.
3. Classification du risque AI Act. Haut risque (Art. 6 + Annexe III), risque limité avec transparence (Art. 50), risque minimal. À ce stade, identifier aussi les pratiques interdites (Art. 5) pour les écarter immédiatement.
4. Inventaire des traitements RGPD associés. Pour chaque système IA traitant des données personnelles, vérifier l’inscription dans le registre Art. 30, la base légale (Art. 6), l’éventuelle nécessité d’une AIPD (Art. 35), et la conformité aux obligations de droit des personnes (Art. 13-22, dont l’Art. 22 sur la décision automatisée individuelle).
5. Documentation croisée. Produire pour chaque système la fiche conjointe RGPD + AI Act : finalité, données, base légale, classification AI Act, AIPD si requise, documentation technique si haut risque, plan de surveillance humaine, mention de transparence Art. 50 si applicable.
La brochure de l’APD belge sur les systèmes IA et le RGPD reprend, pour la partie RGPD, ces principes : licéité, loyauté, transparence, minimisation, sécurité, droits des personnes. L’APD a confirmé en septembre 2025 son rôle d’autorité de contrôle attentive à la fois au RGPD et à l’AI Act, et a annoncé une coopération renforcée avec les autres autorités belges compétentes.
À noter : à la date de cet article, le législateur belge n’a pas encore adopté la loi nationale d’exécution de l’AI Act qui désignera formellement les autorités compétentes et leurs sanctions. Le cadre européen s’applique néanmoins directement, comme tout règlement.
Les sanctions : un régime à trois étages
L’Art. 99 du Règlement 2024/1689 fixe trois plafonds de sanctions administratives. Les PME bénéficient d’un cap réduit (Art. 99 §6) : le montant retenu est le plus faible des deux entre montant fixe et pourcentage du chiffre d’affaires mondial.
Pratiques interdites (Art. 5)
35 M€ ou 7 %
Scoring social, manipulation cognitive, biométrie sauvage. PME : montant le plus faible des deux.
Non-conformité haut risque + Art. 50
15 M€ ou 3 %
Manquements aux obligations des fournisseurs et déployeurs, défaut de transparence. PME : cap au plus faible.
Fausses informations aux autorités
7,5 M€ ou 1,5 %
Communication d'informations inexactes, incomplètes ou trompeuses à l'autorité nationale ou à l'AI Office.
Règlement UE 2024/1689, Article 99, vérifié le 19 mai 2026
Côté RGPD, les sanctions de l’Art. 83 demeurent applicables : 20 M€ ou 4 % du CA mondial. Un même fait peut, sous certaines conditions, donner lieu à des procédures parallèles. La logique du « ne bis in idem » (Art. 50 Charte des droits fondamentaux) restreint l’addition pure des sanctions, mais elle ne dispense pas du double respect.
Checklist actionnable avant le 2 août 2026
Le calendrier serré impose des arbitrages. La checklist suivante priorise ce qui doit être en place le 2 août 2026 pour une PME en catégorie A (déployeur sans usage haut risque). Pour les catégories B, C et D, ajouter le travail spécifique au rôle joué.
- Politique d'usage IA interne rédigée et diffusée (Art. 4 AI Act, déjà obligatoire depuis février 2025)
- Formation littératie IA des collaborateurs avec traces formelles (Art. 4 AI Act)
- Inventaire à jour des systèmes IA utilisés dans l'entreprise, y compris modules enfouis dans les SaaS
- Qualification du rôle pour chaque système (fournisseur, déployeur, importateur)
- Classification du risque AI Act pour chaque système, et exclusion explicite des pratiques interdites (Art. 5)
- Registre des activités de traitement (Art. 30 RGPD) mis à jour pour inclure les traitements IA
- AIPD réalisée pour les traitements à risque élevé (Art. 35 RGPD), y compris ceux alimentés par IA
- Mention de transparence Art. 50 sur tous les contenus publics générés ou manipulés par IA
- Chatbot public conçu pour révéler sa nature IA dès le premier message (Art. 50 §1)
- Procédure d'information des personnes en cas d'usage de reconnaissance d'émotion ou de catégorisation biométrique (Art. 50 §3)
- Fiche unique par système croisant RGPD et AI Act (finalité, base légale, classification, AIPD, surveillance humaine)
- Politique d'usage IA et registre intégrés dans le système de gestion documentaire (auditable à tout moment)
- Personne référente identifiée en interne (DPO, juriste, dirigeant délégué) pour coordonner les deux règlements
À faire lundi matin
Ouvrir le registre RGPD existant. Pour chaque ligne, ajouter trois colonnes : « système IA associé ? », « rôle (fournisseur / déployeur) ? », « classification AI Act ? ». Cet exercice de cinq lignes par traitement révèle l'écart entre la conformité RGPD acquise et la conformité AI Act à construire. Il prend une demi-journée pour une PME de 30 personnes et il oriente toute la suite du chantier.
Le 2 août 2026 n’est pas une date après laquelle tout doit être parfait. C’est une date après laquelle les obligations sont opposables. Une PME qui présente, le 3 août, un inventaire honnête, une qualification claire, un registre RGPD croisé et une démarche documentée de littératie et de transparence est dans une position défendable face à l’APD, même si chaque pièce du dossier n’est pas finalisée. À l’inverse, une PME qui découvre la question en septembre 2026 part avec deux ans de retard et un risque cumulé sur les deux règlements.
Repères
Questions fréquentes.
Faire un AIPD RGPD me dispense-t-il de la documentation AI Act ?
Non. L'AIPD couvre les risques pour les personnes concernées par le traitement (Art. 35 RGPD). La documentation technique de l'Art. 11 AI Act couvre la conformité du système IA lui-même (architecture, données d'entraînement, performance, tests). Les deux se chevauchent partiellement, surtout pour les usages haut risque, mais aucun des deux ne remplace l'autre.
Si mon système IA ne traite pas de données personnelles, le RGPD ne s'applique pas, l'AI Act non plus ?
Le RGPD ne s'applique pas, mais l'AI Act si. Les obligations de l'Art. 4 (littératie) et de l'Art. 50 (transparence) s'appliquent indépendamment de la nature des données. Un système haut risque au sens de l'Annexe III reste soumis à l'AI Act même sans données personnelles.
L'APD belge a-t-elle publié une doctrine sur ChatGPT en entreprise ?
L'APD a publié une brochure d'information sur les systèmes IA et le RGPD, et un communiqué de septembre 2025 sur sa position d'autorité de contrôle. Elle n'a pas publié de doctrine spécifique sur ChatGPT en PME. L'EDPB a, lui, adopté l'Opinion 28/2024 sur les modèles d'IA et le RGPD le 18 décembre 2024.
Quel registre tenir : celui du RGPD ou celui de l'AI Act ?
Les deux. Le registre des activités de traitement (Art. 30 RGPD) liste les traitements de données personnelles. L'inventaire systèmes IA exigé du déployeur (Art. 26 §6 AI Act pour le haut risque) liste les systèmes et leurs caractéristiques. En pratique, on tient un tableau unique avec deux jeux de colonnes.
Sources.
Tout est vérifiable. Si vous trouvez une donnée qui ne colle pas, dites-le, on corrige et on date l'erratum.
- Loi 2026-05-19
Règlement (UE) 2024/1689 (Artificial Intelligence Act), texte officiel
EUR-Lex / Journal officiel de l'Union européenne · Art. 4 (littératie), Art. 6 + Annexe III (haut risque), Art. 26 (déployeurs), Art. 50 (transparence), Art. 51 (GPAI), Art. 99 (sanctions)
- Loi 2026-05-19
Règlement (UE) 2016/679 (RGPD), texte officiel
EUR-Lex / Journal officiel de l'Union européenne · Art. 5, Art. 6, Art. 22 (décision automatisée), Art. 30 (registre), Art. 35 (AIPD), Art. 36
- Primaire 2026-05-19
Regulatory framework for AI - calendrier officiel d'application
Commission européenne - DG CNECT · Jalons 2 février 2025, 2 août 2025, 2 août 2026, 2 août 2027
- Primaire 2026-05-19
European Data Protection Board (EDPB) · Adoptée le 18 décembre 2024 : anonymat des modèles, intérêt légitime, conséquences d'un entraînement illicite
- Primaire 2026-05-19
Brochure d'information sur les systèmes d'intelligence artificielle et le RGPD
Autorité belge de Protection des Données (APD) · Position APD sur licéité, transparence, minimisation, décisions automatisées, articulation AI Act
- Primaire 2026-05-19
L'APD s'engage en faveur d'une IA innovante et respectueuse des données
Autorité belge de Protection des Données (APD) · Communiqué du 18 septembre 2025, déclaration commune Assemblée mondiale de la vie privée
- Analyse 2026-05-19
Entrée en vigueur de la deuxième phase des obligations de l'AI Act
Claeys & Engels (avocats, Belgique) · Analyse du calendrier d'application et de l'absence de législation belge d'exécution
- Analyse 2026-05-19
AI Act : ce que les employeurs belges doivent déjà anticiper
OECCBB - Ordre des Experts-Comptables et Comptables Brevetés de Belgique